Avant de démarrer les ateliers, je déambule dans Tinqueux à la recherche de cailloux. Je scrute le sol, je ramasse, je jauge, je dessine, je note. Mais il est bon de préciser que la chercheuse de cailloux en milieu urbain prend des risques. Parfois, entre ses doigts, elle retrouve quelque coquille de pistache, noyau d'olive, chewing-gum durci, filtre de cigarette, voire une crotte de chien séchée (petit format). Prudence, donc. La poésie ne peut pas tout absorber en même temps et aime à labourer un seul et même sillon.